Ecrivez-moi…
Un jour rempli de joie, je me suis mis derrière le piano et jouais une pièce pendant quatre minutes, que j’enregistrais. Je la nommais « Triomphe » opus 117.
Un après, Jean Soulet, réalisateur de film pour qui j’avais déjà composé de la musique, me dit dans un entretien : « Je parle contre moi-même, mais je te confie que dans un film la musique peut être aussi ou plus importante que l’image ». Je lui répondis : « Si tu crois cela, pourquoi tu ne prendrais pas une pièce musicale et adapterais tes images au rythme et à la logique de la musique au lieu de faire le contraire ? »
Quelques temps plus tard, après avoir écouté l’opus 117, Jean Soulet me demande d’utiliser cette musique « pour me faire une surprise ! » Ainsi « Ecrivez-moi… » a vu le jour.
Ecoutez « Triomphe » opus 117:
Quant à la relation images et musique, je trouve que l’image et la musique se marient parfaitement dans leur aspect nostalgique mais se contredisent dans l’émotion : La joie de la musique et le sentiment triste de l’éloignement, de l’amour passé, évoqué par les images des vieilles cartes postales.
Je crois que Jean Soulet a fait une chose excellente, parce qu’il évoque par cette contradiction une tension qui fait de « Ecrivez-moi… » un petit chef d’œuvre bouleversant où la musique et l’image par leur complémentarité se renforcent réciproquement.



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